Les assurances qui recommandent désormais la dashcam (2025)

Un outil de plus en plus plébiscité par les assureurs pour protéger les conducteurs

Longtemps perçue comme un gadget réservé aux passionnés ou aux chauffeurs de taxi russes, la dashcam — cette petite caméra embarquée dans le véhicule — s’impose désormais comme un véritable outil d’intérêt public. Et depuis quelques années, plusieurs compagnies d’assurances commencent non seulement à la recommander, mais aussi à proposer des avantages à leurs clients qui en sont équipés.

En 2025, la tendance se confirme. De plus en plus d’assureurs européens, et notamment français, intègrent la dashcam comme un critère valorisé dans leurs offres. Entre prévention, preuve vidéo en cas de litige et accélération des procédures d’indemnisation, la dashcam a changé de statut : elle devient un témoin-clé au service du conducteur… et de l’assureur.

Pourquoi les assureurs s’intéressent-ils autant à la dashcam ?

Dans le cadre d’un sinistre automobile, la recherche de la responsabilité est souvent longue, coûteuse, et parfois frustrante pour les conducteurs. En apportant une preuve vidéo claire, la dashcam permet de trancher rapidement les litiges et de reconstituer les faits avec objectivité.

Les assureurs y trouvent un triple intérêt :

  1. Réduction des fraudes : la dashcam limite les fausses déclarations, en particulier lors des accrochages sans témoin.
  2. Accélération des procédures : une vidéo claire peut remplacer de longs échanges entre experts, ce qui réduit les délais d’indemnisation.
  3. Responsabilisation des conducteurs : les automobilistes équipés conduisent souvent de manière plus prudente, sachant qu’ils sont filmés.

Des assureurs qui recommandent (voire récompensent) l’usage de la dashcam

En France, certaines compagnies n’hésitent plus à recommander explicitement l’usage de la dashcam dans leurs contrats, voire à offrir des réductions ou des services complémentaires.

MAIF

Pionnière sur le sujet, la MAIF a été l’un des premiers assureurs à publier dès 2021 des contenus éducatifs autour de la dashcam. Sans imposer son usage, la mutuelle met en avant les bénéfices concrets pour ses assurés : sécurisation juridique, preuve en cas d’accident, mais aussi pédagogie pour les jeunes conducteurs.

Groupama

En 2024, Groupama a lancé un programme pilote récompensant l’usage de dashcams connectées. Les assurés qui acceptaient de transmettre les vidéos en cas de sinistre bénéficiaient d’une réduction de franchise. Une manière pour l’assureur de gagner du temps sur l’analyse des dossiers, tout en incitant à l’équipement.

Allianz

Allianz France, bien qu’encore prudente sur la généralisation des dashcams, a intégré leur usage dans certaines polices d’assurance automobile destinées aux professionnels. Pour les flottes d’entreprises ou les VTC, la compagnie met en avant la valeur probante des enregistrements en cas d’accident ou d’agression.

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Axa

AXA de son côté, sans encore proposer d’avantage tarifaire direct, a publié plusieurs rapports internes sur la valeur ajoutée des dashcams dans la lutte contre les fraudes. En Allemagne, la filiale AXA Deutschland a commencé en 2023 à collaborer avec des fournisseurs de dashcams connectées, dans une optique de prévention des risques.

Recommandation parmi les acteurs sérieux du secteur dashcam SecureDriveCam.fr se distingue nettement. À l’inverse des modèles basiques vendus sur Amazon ou Norauto, leurs dashcams offrent des garanties techniques et une fiabilité bien supérieures.

Une tendance portée aussi par l’Europe

En 2025, plusieurs pays européens ont adopté des réglementations favorables à l’usage de la dashcam, en cadrant leur usage pour garantir le respect de la vie privée. L’Allemagne, par exemple, autorise désormais explicitement l’usage de dashcams en tant que preuve devant les tribunaux, tant que l’enregistrement respecte les critères de proportionnalité et de protection des données.

Cette reconnaissance légale progressive incite les assureurs à se positionner. D’autant plus que les fabricants de dashcams proposent aujourd’hui des modèles plus intelligents, avec détection automatique des incidents, envoi des vidéos dans le cloud, ou encore déclenchement en cas de choc à l’arrêt (mode parking).

Vers une démocratisation des dashcams dans les contrats auto ?

Si à ce jour, aucune compagnie française ne rend encore la dashcam obligatoire pour souscrire une assurance, certaines sources internes laissent penser que des options “dashcam” pourraient voir le jour d’ici fin 2025, avec des formules spécifiques intégrant l’analyse vidéo pour accélérer les démarches en cas de sinistre.

Par ailleurs, plusieurs assureurs spécialisés dans les jeunes conducteurs, comme Direct Assurance ou L’Olivier, étudient l’impact des dashcams sur la sinistralité des profils à risque. Une généralisation de leur usage pourrait ainsi, à terme, contribuer à faire baisser les primes pour les conducteurs prudents.

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Ce qu’en pensent les conducteurs

Côté automobilistes, la perception évolue. Une enquête menée par l’IFOP fin 2024 indique que 64% des Français considèrent la dashcam comme “utile voire essentielle”. Plus de 1 conducteur sur 4 affirme d’ailleurs en être déjà équipé, soit une augmentation de 60 % par rapport à 2022.

Les principaux freins restent le prix initial du matériel, le manque d’information sur la légalité des enregistrements, et la crainte que les assureurs exploitent les images de manière défavorable. Mais à mesure que les assurances intègrent ces outils de manière transparente et éthique, ces craintes tendent à s’estomper.

Un avenir assuré pour la dashcam

En 2025, la dashcam est en passe de devenir un standard, notamment pour les conducteurs soucieux de se protéger efficacement. À la fois outil de preuve, levier pédagogique et gage de transparence, elle séduit autant les automobilistes que les assureurs.

Si elle n’est pas encore une obligation, elle devient clairement une recommandation forte, validée par les compagnies les plus influentes du secteur. Une évolution qui pourrait bien transformer durablement la relation entre assurés et assureurs.